1ère partie :

 

" la balada para mi muerte " (Piazzolla / Ferrer)

 

le retour à Buenos Aires (Borges, dans en marge de "lune d'en face", poème non repris dans l'édition de 1943)

 

"...Je t'ai célébrée, ma patrie, dans toutes mes paroles et tu me vois aussi isolé que le vent.

Peur être ai je été abandonné de tous pour que mon amour ne soit qu'à toi.

Vision de rues endolories : mon Buenos Aires, ma contemplation, mon errance."

 

" Mi Buenos Aires querido " (gardel / Lepera)

 

" La casita de mis viejos " (Cadicamo / Cobian)

 

A Villa Alvear (texte de Borges, extrait de en marge de "Lune d'en face")

  

" ... Et mes pas indolents comprennent bien la rue.

Je fus de ce faubourg si créole de l'ouest,

Je sais que dans les coeurs gît la grave tendresse

Des tangos d'autrefois, et des pans de murs bleus."

 

 

" Jacinto Chiclana " (Piazzolla / Borges)

 

" le gran tango " (Piazzolla)

 

" Chiquilin de Bachin " ( Piazzolla / Ferrer)

 

" La balada para un loco " (Piazzolla / Ferrer)

 

 

PAUSE

 

 

 2nde partie :

 

Jactance de quiétude (Borges)

 

" ... Ils parlent d'humanité. Mon humanité, c'est de sentir que nous sommes les voix d'une même misère.

Ils parlent de patrie. ma patrie est un battement de guitare, une promesse dans tes yeux noirs de fillette, l'évidente oraison de la saulaie dans les soirs.

Le temps est la matière de ma vie.

Plus silencieux que mon ombre, je croise le troupeau de leur haute convoitise. Ils sont obligatoires, uniques, ils méritent l'avenir.

Mon nom est quelqu'un et n'importe qui."


 


" Volver " (Gardel / Lepera)

 

 

Simplicité (Borges dans "ferveur de Buenos Aires" )

 

" ... Je n'ai pas besoin de parler ni de feindre des privilèges ; ils me connaissent bien ceux qui m'entourent, ils savent bien mes angoisses et ma faiblesse.

C'est là toucher à ce qu'il y a de plus haut, à ce que peut être nous donnera le Ciel : non le prestige ni les victoires, mais seulement d'être admis comme une partie de la réalité indéniable, comme les pierres et les arbres."

 

" Estaciones " (Schwarz / Pizzo)

 

 

Récompense (Borges dans en marge de "ferveur de Buenos Aires" )

 

" Comment parmi tant d'abattement et d'amertume, le hasard a t il engagé dans mon âme cette musique si caressante et forte, cette inconcevable rafale portègne qui a assouvi ma peine ainsi répandue tout comme dans son immensité le ciel assujettit les tourmentes et les plaintes?

A fleur de mon âme, j'ai porté cette musique comme qui brandit un drapeau. "

 

" la cumparsita " (Rodriguez)

 

 

la rose (Borges dans "ferveur de Buenos Aires" )

 

"... la rose qui toujours est la rose des roses,

la jeune fleur platonique,

l'ardente, aveugle rose et non chantée,

la rose inaccessible. "

 

" El dia que me quieras " (Gardel / Lepera)

 

 

Absence (Borges)

 

"... Dans quel ravin réfugier mo âme pour ne plus la voir cette absence qui brille comme un terrible soleil définitif, sans couchant, sans pitié ?

Je suis cerclé par ton absence comme la gorge par la corde, comme qui coule par la mer."

 

" Spleen " (Schwarz / Baudelaire )

 

" La balada para mi muerte " (Piazzolla / Ferrer)